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RSCP : le rapport sur la sécurité du produit cosmétique expliqué

Publié le 2 avril 2026 · 3 min de lecture

Aucun produit cosmétique ne peut être mis sur le marché européen sans un rapport sur la sécurité du produit cosmétique (RSCP, ou CPSR en anglais), exigé par l'article 10 et l'annexe I du règlement UE 1223/2009. C'est la pièce maîtresse du dossier d'information produit (DIP), celle que l'évaluateur de sécurité signe et que les autorités contrôlent.

Comprendre sa structure, c'est comprendre quelles données produit doivent être irréprochables — et disponibles au bon moment.

Partie A : les données de sécurité

La partie A rassemble les informations factuelles : composition quantitative complète, caractéristiques physico-chimiques et stabilité, qualité microbiologique et challenge test, impuretés et traces, données sur l'emballage, usage normal et raisonnablement prévisible, exposition au produit et aux substances, profil toxicologique de chaque substance, effets indésirables enregistrés.

C'est ici que la qualité de votre donnée produit se joue : une composition approximative, une fiche matière première obsolète ou une impureté non documentée bloquent l'évaluation — ou pire, la fragilisent.

Partie B : l'évaluation de la sécurité

La partie B est le jugement de l'évaluateur de sécurité — un professionnel qualifié (pharmacien, toxicologue ou équivalent) qui engage sa signature : conclusion sur la sécurité, avertissements et instructions d'utilisation à porter sur l'étiquette, raisonnement scientifique, références et qualifications de l'évaluateur.

L'évaluateur calcule notamment les marges de sécurité (MoS) à partir des données d'exposition et des profils toxicologiques de la partie A. La qualité de la partie B dépend donc mécaniquement de celle de la partie A.

Les erreurs courantes

Les faiblesses récurrentes des RSCP sont connues : compositions non alignées avec la formule réellement fabriquée après une reformulation, fiches fournisseurs périmées, allergènes de parfumerie non recalculés, RSCP non mis à jour après un changement de matière première, et données d'impuretés manquantes pour les ingrédients naturels.

Le point commun : le RSCP est un document figé, alors que la formule et ses matières premières vivent. Chaque écart entre les deux est une non-conformité en puissance.

Traiter le RSCP comme un livrable de données

La bonne pratique consiste à générer les éléments de la partie A depuis le référentiel produit plutôt que de les recopier : composition quantitative, données matières premières, impuretés, historique des changements. À chaque modification de formule, les sections impactées sont identifiées et l'évaluateur notifié.

C'est l'approche de crumble-ai : la donnée de formulation est structurée et tracée en continu, la documentation du RSCP est générée depuis la source, et chaque décision réglementaire est journalisée — l'évaluateur de sécurité travaille sur une donnée à jour, et le DIP reste défendable en cas de contrôle.

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